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Jean-Gabriel Domergue crée des fêtes restées célèbres dans la mémoire de la ville : notamment en l’honneur de Maurice Chevalier en 1929, le Gala Vénitien en 1931….Revenons à l’hiver 1922-23, son énergie est immense : le 20 janvier il reconstitue un souk marocain, tous les costumes traditionnels sont représentés, depuis ceux du mendiant jusqu’à ceux du richissime Fasi, les danses du Maghreb rythment le spectacle. Le 27 janvier, c’est la fête à Séville, en costumes espagnols. Le 3 février, c’est le jardin enchanté où fleurs et fruits abondent. Le 10 février arrive la Reine des neiges. Des manteaux d’hermines et des fourrures blanches évoluent parmi tous les animaux des régions polaires. Le 17 février étincelle La fête de la lumière, les costumes figurent tous les moyens d’éclairage.
Le 24 février apparaît l’Extrême-Orient avec les porcelaines de Chine, les bouddhas, les dragons et les pagodes. Le 3 mars, c’est le gala de la couture où sont présentées les dernières créations des grands couturiers parisiens. On donne aussi quatre grands bals : le 13 février, jour du Mardi-gras, le grand bal vénitien ; le 8 mars jour de la mi-carême, Robinson de 1840 à 1860, avec l’Orphéon , Véronique et son âne, les étudiants et les grisettes ; le 10 mars, la vie locale avec le bal de la mer, où coraux, coquillages et monstres marins imaginaires trouvent leur place ; enfin le 17 mars, pour clore sur une note royale, la fête a lieu sous les arbres du Trianon avec les marquises, les bergères, et tous les costumes du XVIIIème siècle …Quelle énergie et imagination fertile !
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